POLEMIQUE EN BELGIQUE ENTRE UN SOCIOLOGUE ET LA COMMUNAUTE MUSULMANE

26 mai

Source : le site belge vifexpress en ligne le 26 mai 2011

 

Plainte contre le sociologue Mark
Elchardus (VUB) auprès du CECLR

(Belga)

Le Think Tank Vigilance musulmane a introduit jeudi après-midi une plainte auprès du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) contre Mark Elchardus, a-t-il indiqué à l’Agence Belga. Les plaignants reprochent au sociologue de la VUB des propos établissant un lien entre l’islam et l’antisémitisme tenus dans le quotidien De Morgen.

Le 12 mai dernier, dans le cadre d’une étude intitulée "Jong in Brussel" dont les résultats ont été publiés dans De Morgen, Mark Elchardus avait déclaré: "l’antisémitisme chez les élèves a une inspiration théologique et il y a un lien direct entre le fait d’être musulman et celui d’éprouver des sentiments antisémites". Vigilance musulmane estime que les propos tenus établissent une corrélation entre le fait d’être musulman et le fait d’éprouver des sentiments antisémites. "Ils reviennent à poser le principe que tout musulman est antisémite. Ces propos incitent l’opinion publique à la haine envers l’ensemble des citoyens de confession musulmane (…) sur la base de leur conviction religieuse", déplore-t-on. Le Think tank estime que les propos du sociologue tombent sous le coup de la loi du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination, au regard du critère protégé de la "conviction religieuse".

Par ailleurs, ces propos s’inscrivent dans le cadre de l’article 444 du Code pénal puisqu’ils ont été tenus dans des écrits imprimés exposés au regard du public, ajoute Vigilance musulmane. Le groupe de réflexion demande au CECLR d’apprécier la nature de la déclaration publique effectuée par Mark Elchardus au regard de l’arsenal juridique et, le cas échéant, d’engager les actions qui s’imposent. (MUA)

LE REPENTIR DE DIEUDONNE

26 mai

Source : lerepublicain-lorrain.com en ligne le 26 mai 2011

Dieudonné : « Le rôle du bouffon est de déranger »

Le très contesté Dieudonné se produit, demain soir, à Villerupt. L’humoriste a compris, à ses dépens, qu’il n’était pas possible de rire de tout. Dieudonné : « Le rire, c’est mon arme pour me défendre contre la censure dont je suis victime. »

Après avoir mis les choses au clair sur la question qui fâche (« l’antisémitisme est une forme de racisme que je condamne, les racistes sont des abrutis »), Dieudonné, qui sera à l’hôtel de ville de Villerupt demain soir, évoque sa passion : l’humour engagé. À l’heure de présenter au public lorrain son nouveau spectacle Mahmoud, c’est avec calme et disponibilité qu’il se livre.

En avril, le maire (PS) d’Angers vous a interdit de jouer dans sa ville. Vous en pensez quoi ?

 DIEUDONNÉ : « Je pense qu’un politique a autre chose à faire que ça. Au final, j’ai proposé de jouer dans un champ, juste à côté, pour les 300 spectateurs qui avaient fait le déplacement. J’étais debout sur une table, le public assis. C’était unique, exceptionnel. La censure, je ne l’ai pas vraiment choisie. Je l’ai peut-être provoquée par mon comportement, mes conneries, mais je n’ai pas 100 % de responsabilités. J’assume une partie seulement. Le rôle du bouffon est d’amuser, de déranger, de parler des tabous. Et les réactions en retour sont hystériques, disproportionnées, comme placer l’humoriste au centre des débats. Jamais dans l’histoire de notre pays quelqu’un a fait l’objet d’un tel traitement : je suis passé des grands zéniths à mon bus que je trimbale un peu partout. »

Dieudonné, le mal qui concentre toutes les peurs ?

« Je l’ai compris quand Bayrou a dit à Le Pen : " on peut tout vous pardonner, mais pas ce rapprochement avec Dieudonné". Je suis devenu l’incarnation du mal absolu. Mais bon, dans toute bonne fiction, le méchant a un rôle important. C’est amusant de voir que j’ai été élu trois fois de suite personnalité la plus détestée de France. Qui était la plus aimée ? DSK. »

 Justement, sur cette affaire…

« J’en parle dans mon nouveau spectacle. C’était le candidat des médias et des puissants.Mais après ce qu’on l’accuse d’avoir fait, il a eu droit à la présomption d’innocence, un droit que je n’ai pas eu, alors que je n’ai jamais volé l’argent des autres, ni agressé personne. J’étais candidat à Sarcelles en 2002 contre lui. »

Dans Mahmoud, vous parlez aussi des rapports « courtois » entre maîtres et esclaves en Martinique au XVI e siècle, et de médecine toute puissante… Des sujets drôles ?

« Pour la médecine, j’évoque le cancer, maladie à laquelle j’ai été confronté deux fois : mon oncle, qui m’a donné envie de faire ce métier, et ma belle-mère. C’est un sujet grave, puisqu’il va jusqu’au décès, mais on arrive à en rire. Il le faut. Le rire, c’est mon arme pour me défendre contre la censure dont je suis victime, et contre ces événements. Pour la Martinique, c’est en référence à mon film Le Code noir (lois réglementant l’esclavage), que j’essaie de tourner. Je n’ai trouvé aucun financement en France depuis 2004, donc j’en parle sur scène. Tout ça est logique, c’est un sujet qui ne se traite pas. »

On vous aime ou on vous déteste, mais vous ne laissez pas indifférent. Vous reconnaissez-vous dans les humoristes médiatisés actuels ?

« Ils ne me font pas marrer, comme pouvaient le faire Coluche ou Desproges. Ça manque d’audace. Ils se comportent comme des bourgeois, sur un segment lucratif, le rire. Ils n’ont ni goût, ni saveur. Je suis plus pimenté… »

 Propos recueillis par Sébastien BONETTI.

LA SYRIE A FEU ET A SANG

24 mai

Source : lemonde.fr en ligne le 24 mai 2011

Sanglant "printemps syrien"

Comment comprendre les événements syriens face à l’imbroglio qui règne depuis plusieurs semaines ? Complots ou théories du complot se superposent et brouillent les pistes. Des témoins rapportent que des civils, déguisés en moukhabarat (agents de sécurité), terrifient les commerçants du souk de Damas pour les inciter à rejoindre le mouvement de protestation ; des moukhabarat affublés d’un turban et d’une barbe à la mode salafiste se seraient infiltrés parmi les manifestants à Homs pour agiter le spectre de la menace islamiste. Ou pas. Il est en effet difficile de recouper les sources pour avancer des informations fiables.

 Le "printemps syrien" prend des allures vaudevillesques qui pourraient faire sourire si les circonstances n’étaient aussi tragiques. Les organisations des droits de l’homme font état de plus de 1 000 victimes depuis le 15 mars, date du début du mouvement de protestation. Les "vendredis de la résistance", ainsi baptisés par les manifestants, se sont transformés en bains de sang. De nombreux observateurs ont comparé les révoltes syriennes qui se poursuivent depuis le 15 mars au mouvement d’insurrection qu’avait connu ce pays au début des années 1980, en particulier les événements d’Hama en 1982 à ceux de Deraa. Pourtant, si quelques similitudes sont manifestes, notamment en termes de méthodes de répression, de nombreux points de divergence devraient conduire à nuancer la comparaison et à l’employer avec plus de circonspection. D’abord les mouvements de protestation anti-régime survenus à partir de 1980 ont eu lieu exclusivement dans des grands centres urbains – Alep, Homs, Hama. Damas, lieu clos du régime, est longtemps restée à l’écart de la contestation. Le mouvement n’avait guère pris en milieu rural, chasse gardée du parti Baas. Et pour cause. Il était conduit par des acteurs urbains, pour la plupart issus de familles de grands notables sunnites dont le rôle dans la lutte contre les Français leur avait conféré une aura et une autorité incontestées, et par l’élite religieuse réunie sous la houlette des Frères musulmans.

A partir des années 1970, la contestation s’est polarisée autour de la mise en place d’un système politique autoritaire et répressif, du développement de la corruption, de l’accaparement des richesses du pays par un clan. Elle a fini par absorber d’autres tendances politiques (les communistes, les baasistes pro-irakiens et les nassériens) et d’autres catégories sociales (les syndicats de professions libérales : ordre des avocats, des médecins, etc.). En reformulant et en s’appropriant les doléances de tous les opposants au régime baasiste, les Frères musulmans sont alors parvenus à s’ériger en figure de proue de la contestation. Le mot d’ordre est devenu "démocratie" (c’est encore le cas aujourd’hui).

Mais l’organisation s’est retrouvée dépassée par une branche entrée en dissidence, la Tali’a al-Muqâtila (l’Aile combattante) partisane d’attaques violentes sans compromis avec le régime qualifié d'"impie" dont le sectarisme et l’intransigeance avaient de quoi faire frémir les minorités. C’est cette branche qui a lancé l’ultime assaut d’Hama en février 1982, perpétré sans l’aval officiel du bureau politique des Frères musulmans. Le 2 février, alors que leur quartier général venait d’être découvert par les "Panthères roses", sobriquet donné aux Brigades de défense, garde prétorienne dirigée par Rifaat Al-Assad, frère du président Hafez Al-Assad, les militants de l’Aile combattante parviennent à repousser l’assaut et à briser la chape de plomb qui s’abat sur eux. Aussitôt, ils proclament la guerre sainte, assiègent la ville, pendent sur les places publiques tous les éléments assimilés au régime (faisant plus d’un millier de morts) et arment les habitants hamiotes en prétendant agir sur les ordres du bureau politique, déclenchant un engrenage de violence irréversible. L’appareil sécuritaire syrien rétorque à l’artillerie lourde. Bilan : entre 15 000 et 30 000 morts, selon les estimations, majoritairement civils.

A Deraa, la situation est très différente, même si les méthodes répressives et la nature de l’intervention sécuritaire renvoient cyniquement à l’épisode d’Hama. A raison. Maladresse ou volonté de faire passer un message, les forces qui interviennent aujourd’hui à Deraa et dans d’autres poches d’insurrection sont, entre autres, des divisions de la garde prétorienne aujourd’hui dirigée par le frère cadet de Bachar Al-Assad, Maher Al-Assad, jadis sous la houlette de l’oncle Rifaat Al-Assad. Aujourd’hui, les instigateurs de la contestation ne sont ni les garants d’un ordre social menacé, comme ce fut le cas dès 1963, ni des moudjahidin, comme à Hama en 1982. La majorité des émeutiers de Deraa sont des jeunes paupérisés, des laissés-pour-compte du système qui réagissent, au même titre que les acteurs des révoltes tunisienne et égyptienne, à la fois à leur condition sociale et politique d’Homo sacer, telle que définie par Giorgio Agamben, c’est-à-dire d'"exilés non exilés" privés d’existence juridique et victimes d’un "état d’exception" permanent. L’affaire qui a déclenché les événements de Deraa en est l’illustration.

Alors que les parents des collégiens emprisonnés pour avoir tagué des slogans révolutionnaires tentaient une conciliation avec Atif Najib, directeur des moukhabarat locaux (depuis, il a été révoqué) et cousin du président, pour libérer leurs enfants, ce dernier leur aurait rétorqué : "Rentrez chez vous et oubliez vos enfants !" Leur refus d'"oublier" s’est soldé par l’assaut armé des moukhabarat. C’est contre cet Etat d’exception, qui autorise l’arbitraire et s’arroge la possibilité d’atteindre les corps et de les faire disparaître sans justification et en toute impunité, que les habitants de Deraa se sont avant tout insurgés, galvanisés par les exemples tunisien et égyptien. Si les jeunes sunnites sont une composante notable du mouvement d’insurrection, d’autres acteurs issus de minorités religieuses ou ethniques, autre chasse gardée sur laquelle le Baas s’est appuyé, s’y sont greffés. Ainsi, des Kurdes du gouvernorat d’Hassaké – qui sont dans la dissidence depuis 2004 -, des Druzes de Sweida, et d’autres minorités confessionnelles en marge ont pris part à la contestation.

Le principal slogan, "Par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi, ô Deraa" – qui a ironiquement détourné un slogan officiel s’achevant par "nous nous sacrifierons pour toi ô Bachar" -, montre que le mouvement s’est développé par un instinct de solidarité nationale et de reconnaissance sociale transcendant les clivages confessionnels – même si la communauté chrétienne se montre toujours très frileuse. Le 24 mars, le groupe Facebook The Syrian Revolution 2011, qui réunit aujourd’hui plus de 180 000 membres – un peu plus que la page de fans de Bachar Al-Assad -, publiait un "Code d’éthique contre le sectarisme en Syrie" dans lequel il condamnait le sectarisme et "toute forme de discrimination entre les Syriens", accordant le primat à la bannière nationale. Aujourd’hui, le "printemps syrien" scelle l’échec du projet baasiste – qui s’est essoufflé depuis trois décennies. Populaire en son temps par les possibilités de promotion sociale qu’il offrait en milieu rural et au sein des minorités confessionnelles, le parti Baas n’est plus qu’une coquille vide. Deraa, bastion historique du Baas qui n’avait pas pris part aux insurrections des années 1980, en est l’illustration. En s’éloignant de son leitmotiv socialiste (rappelons que le Baas syrien se définit comme un parti laïque, panarabe et socialiste) et en délaissant sa base sociale de soutien – le monde rural et certaines minorités, dont les Kurdes -, le Baas s’est désarçonné.

La libéralisation économique, amorcée à la fin des années 1980, pour bénéfique qu’elle ait été à l’économie du pays, n’a profité qu’à une mince oligarchie et à une coterie de clients. Les Makhlouf, en particulier Rami, et les frères Shalîsh, Riyad et Zoulhamma, tous cousins du président, sont cloués au pilori des "Trabelsi de Syrie". Rami Makhlouf a, entre autres, la haute main sur le secteur des télécommunications et les frères Shalîsh dirigent la Fondation de construction militaire pour les travaux et le bâtiment qui gère tous les marchés de construction publique, comme le projet de détournement des eaux du Tigre pour irriguer le gouvernorat de Hassaké, voté récemment et évalué à 2 milliards de dollars (1,4 million d’euros). A une échelle plus locale, certains observateurs avancent qu’à Homs, seul grand centre urbain à être touché par un mouvement de contestation de masse pour l’instant, les habitants se seraient en partie révoltés contre le clan Al-Akhlas, famille élargie de l’épouse du président, dont les frasques et les passe-droits seraient désignés à la vindicte.

Le projet baasiste a quasiment reproduit la situation socio-économique qui prévalait avant son arrivée au pouvoir : 5 % de la population bénéficie de plus de 50 % du revenu national, selon les économistes. L’alibi de défenseur de la cause palestinienne et les théories conspirationnistes suffiront-ils à calmer la contestation et à sauver le régime ? Il est vrai que l’argument du complot visant à déstabiliser la Syrie, répandu par le régime pour justifier la répression, trouve un large écho chez ses partisans et dans certaines franges de la société syrienne, d’autant qu’il paraît étayé par certains faits. Ainsi, deux proches d’Abdel Halim Khaddam, Ahmad Moussa et Mohammad Ala’a Bayati, responsables de l’organisation des protestations et des bandes armées à Baniyas, fief et ville d’origine de l’opposant exilé, auraient été arrêtés dans la nuit du 10 avril. Autre exemple, des rumeurs plausibles indiquent que l’administrateur du groupe Facebook The Syrian Revolution 2011 serait Fida’ad-Dîn Tari’if as-Sayyid’Isa, responsable de la branche des Frères musulmans en Suède L’appareil coercitif est certes en mesure de contenir le mouvement pour l’instant, mais à l’heure où les images circulent en temps réel, ses marges de manoeuvre sont plus limitées. Si en 1982, la ville d’Hama a pu être bombardée par le 41e groupe aéroporté des Unités spéciales dans une relative indifférence de la communauté internationale, l’exemple libyen exhorte à se faire plus discret. A supposer que l’option militaro-sécuritaire l’emporte, le ressentiment et la crise de confiance qu’elle instille ne disparaîtront pas du jour au lendemain, sans réformes profondes, à même de conduire à une véritable transition démocratique, conformément aux revendications populaires.

Nora Benkorich* Historienne 

*Doctorante à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et attachée de recherche et d’enseignement à la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe Henry Laurens du Collège de France, Nora Benkorich est sur le point d’achever sa thèse portant sur l’histoire de la Syrie baasiste (depuis 1963). Elle est lauréate du prix Michel Seurat 2011, délivré par le CNRS.

LA THEORIE DU COMPLOT

Le régime agite la théorie du complot En 1982 à Hama, la pilule du complot ne fut pas difficile à faire passer. Le sectarisme affiché de l’Aile combattante et sa ligne politique dure furent du pain bénit pour le régime, qui n’avait plus qu’à monter en épingle les faits et la force numérique du mouvement pour inquiéter les Syriens. Aujourd’hui, si la contestation parvient à se développer géographiquement à partir de Deraa et à dépasser ses cadres générationnels et sociaux d’origine, c’est avant tout parce que de nombreux Syriens se reconnaissent dans ses mots d’ordre – liberté, dignité, transparence, démocratie, unité. Alors que penser des théories conspirationnistes avancées par le régime pour justifier les révoltes ? Si on ne peut rien enlever à la sincérité émotionnelle du mouvement, il est très probable que des groupes d’opposition cherchent à l’exploiter. La Syrie a été l’un des derniers pays de la région touchés par le "printemps arabe", ce qui a laissé le temps aux ennemis du régime de réfléchir à la situation syrienne à l’aune des exemples tunisien et égyptien. Sur leur site Internet, les Frères musulmans syriens assurent leur "solidarité complète" aux jeunes manifestants. L’organisation affirme n’exercer "aucune tutelle sur l’effort national impulsé par une jeunesse nationaliste et libre" et réitère son rejet de la violence et du sectarisme – conformément à la Charte d’honneur national signée dix ans plus tôt.

CONTREBANDE DE DÉCHETS

Toutefois, ils disposent d’un réseau de sympathisants bien informés, dont il est difficile d’évaluer le nombre et le degré d’activité, en raison des menaces qui pèsent sur l’organisation. Rappelons que les Frères musulmans ont été contraints à l’exil après les événements de Hama, et que la loi 49, promulguée en 1980, les condamne toujours à la peine capitale. Le régime incrimine régulièrement l’ex-ministre des affaires étrangères Abdel Halim Khaddam, proche des Hariri au Liban et du royaume saoudien, exilé en Europe depuis 2006. Mais ce fidèle d’Hafez Al-Assad ne jouit pas d’une grande popularité dans les milieux d’opposition. A l’extérieur, son alliance avec les Frères musulmans et d’autres mouvements dissidents n’a été que de courte durée (2006-2007). A l’intérieur, il est discrédité par le scandale impliquant ses fils dans une affaire de contrebande de déchets nucléaires en provenance d’Europe, enterrés dans le désert près de Palmyre à la fin des années 1980, révélée au public en 2007, après son départ de Syrie. Quelle que soit l’identité des prétendus comploteurs, et quoi qu’ils tentent de faire, il paraît improbable qu’ils soient à l’origine de la dynamique de contestation. Sans doute tentent-ils de l’encadrer, de l’attiser, mais les causes de la révolte sont réelles et ne peuvent être réduites à des instruments de complot. Les Syriens ne prendraient pas le risque de s’exposer à la brutalité de l’appareil coercitif de leur pays – symbolisée par Hama, dont tous gardent le souvenir – sans avoir des raisons viscérales et objectives de le faire – ce dont le président syrien est conscient.

PREMIERE PREUVE AGGRAVANTE CONTRE DOMINIQUE STRAUSS-KHAN

24 mai

Source : leparisien.fr via l’AFP en ligne le 23 mai à 23h 10

De l’ADN de Strauss-Kahn sur le col de la plaignante

A.C. et S.M.

Une nouvelle semaine décisive s’ouvre pour Dominique Strauss-Kahn. Inculpé pour agression sexuelle et viol, l’ancien patron du FMI prépare sa défense, en résidence surveillée à Manhattan.

Opération communication dimanche : son avocat Me Benjamin Brafman a assuré que son client, «s’il a droit à un procès équitable, sera acquitté».

Et puisque dans le système américain, c’est à l’accusé de contribuer à apporter les preuves de son innocence, ses conseils ont fait appel à des enquêteurs privés pour enquêter sur la femme de chambre et dénicher, dans son passé, les éléments qui pourraient faire vaciller son témoignage.

Alors que le ministre de l’Intérieur a indiqué dimanche que DSK pourrait purger sa peine en France, en cas de condamnation, l’onde de choc de l’affaire DSK ne faiblit pas. Une manifestation féministe a eu lieu dimanche après-midi à Paris pour dénoncer les propos sexistes. Au Parti socialiste, le combat politique a succédé à la stupeur. Un affrontement Hollande – Aubry se profile pour la désignation du candidat à l’élection présidentielle.

22h25. L’AFP, citant la chaîne de télévision américaine NBC New York, annonce à son tour que l’ADN de Dominique Strauss-Kahn a été découvert sur les vêtements de la femme de chambre. NBC cite des sources proches de l’enquête. L’information n’a été ni confirmée ni commentée par la police de New York. Une porte-parole du tribunal, Erin Duggan, avait déclaré lundi matin que rien ne serait communiqué avant le procès, et a répété le même «no comment» lundi après-midi.

21h30. Des traces de sperme sur le col de la femme de chambre. C’est ce que France 2 affirme «selon des informations recueillies auprès de sources policières». «Un test ADN est formel : le sperme de Dominique Strauss Khan a été retrouvé sur le col du chemisier de Nafissatou Diallo», peut on lire sur le site de la chaîne. Dans la nuit, déjà, Atlantico.fr annonçait la présence de traces de sperme de l’ancien patron du FMI, se basant sur des rapports que la police de New York aurait transmis aux autorités françaises. Si ces résultats indiquent qu’il y a bien eu rapport sexuel, ils ne sont pas, à eux seuls, suffisants pour déterminer s’il y a eu agression sexuelle ou non.

21 heures. Anne Sinclair suspend «temporairement» son blog. «Chers lecteurs, chères lectrices, vous avez été très très très nombreux à m’adresser des messages», écrit Anne Sinclair, qui tenait très régulièrement cette chronique depuis juin 2008. «Je ne peux répondre à chacun mais sachez qu’ils m’ont touchée et aidée», poursuit-elle. «Vous comprendrez que les circonstances m’imposent de suspendre temporairement ce blog. Je vous dis simplement: à bientôt», conclut Anne Sinclair.

19h55. Dominique Strauss-Kahn «a un handicap très sérieux : il est français ! En conséquence, il sous-évalue sans doute la gravité des faits qui lui sont reprochés et le risque réel qu’il se retrouve derrière les barreaux.», estime le célèbre avocat américain Alan Dershowitz. Interrogé par l’Express, l’ancien défenseur de Mike Tyson et d’OJ Simpson estime que la défense de l’ex-patron du FMI a commis des erreurs. «La crédibilité de l’équipe de défense est d’ores et déjà compromise», juge l’homme, par ailleurs professeur de droit à Harvard. Pour lui, il ne fait «aucun doute» que la justice américaine est plus sévère avec les personnages riches et célèbres.

Yom Hashoah

8 mai

http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/1/10/module_9721.php#

Amour

8 mai

Je vous aime

LA PAGE D’ACCUEIL N’ETANT PLUS PRATIQUABLE DEPUIS HIER, WORDPRESS RESTANT SOURD A MES APPELS A REGLER LE PROBLEME TECHNIQUE QUI SE POSE, JE VOUS INVITE A RETROUVER MES INFOS HABITUELLES SUR WWW.DIASPORABLOGJ.BLOGSPOT.COM ou sur http://parlons-nous.blogs.lalibre.be.Peut-être à plus tard. Merci de votre compréhension.

27 avr

REVOLTE DU PEUPLE SYRIEN : ISRAËL SUR LE QUI-VIVE

26 avr

Source : rfi.fr en ligne le 26 avril 2011

Syrie : Israël craint de nouvelles tensions à la frontière entre les deux pays

Avec le correspondant à Jérusalem,
Michel Paul

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait donné pour consigne aux membres de son gouvernement de s’abstenir de tout commentaire sur les événements en Syrie. Les deux pays sont toujours officiellement en état de guerre. Damas exige un retrait intégral du plateau du Golan, occupé depuis 1967. Les dernières négociations de paix entre les deux pays, sous médiation de la Turquie, ont été suspendues fin 2008 à la suite de l’offensive israélienne sanglante à Gaza.

Le chef du gouvernement israélien a donné des directives à ses ministres : surtout ne pas s’exprimer publiquement sur les événements en Syrie et cela montre bien l’embarras dans lequel est plongé Israël à propos de ce qui se passe de l’autre côté de sa frontière.

C’est par une formule à l’emporte-pièce que Benjamin Netanyahu lui-même au cours d’une interview a résumé la position de son pays. « Il pourrait s’avérer, proclame-t-il, que le printemps arabe tourne en un hiver iranien. »

Par ailleurs, une ouverture du président israélien Shimon Peres qui a dit qu’il était prêt à un changement sur le plateau du Golan.

Alors les Israéliens se demandent pourquoi les organisations des droits de l’homme continuent à se focaliser sur le conflit israélo-palestinien au moment où des massacres sont perpétrés en Syrie et en Libye.

En Israël, c’est la peur de l’inconnu. Le régime Assad, le père comme le fils, a donné au fil des ans une certaine stabilité, faisant notamment de la frontière entre les deux pays, la plus sûre, bien plus que les frontières avec le Liban, l’Egypte et même la Jordanie.

Et l’on craint bien sûr l’arrivée à Damas d’un régime islamiste qui remettrait en question le fragile équilibre entre les deux pays.

MASSACRE D’ENVERGURE EN SYRIE : APPEL A L’AIDE DU PEUPLE SYRIEN

26 avr

Source : ouest-france.fr en ligne le 26 avril 2011

Un «massacre» à Deraa, selon des syriens bloqués en Jordanie

"C’est un massacre" hurle Massalmeh, un Syrien bloqué au poste de Ramtha, à la frontière entre la Jordanie et la Syrie, après avoir contacté un membre de sa famille à Deraa. Les nouvelles le font chanceler et il tombe à genoux, le visage entre les mains.

«Ils m’ont dit qu’il y avait plus de 200 morts, parmi eux des membres de notre famille. C’est un massacre, un vrai massacre», affirme mardi ce commerçant, arrivé deux jours plus tôt en Jordanie pour ses affaires.

«Le siège est total»

Les militants des droits de l’Hommes contactés par l’AFP ont annoncé qu’au moins 25 personnes avaient été tuées lundi dans le pilonnage de Deraa (100 km au sud de Damas), foyer de la contestation en Syrie depuis le 15 mars, où plus de 3 00 soldats appuyés par des blindés et des chars étaient entrés avant l’aube.

A Ramtha, certains réconfortent Massalmeh, d’autres tentent à leur tour de contacter leurs proches, le visage inquiet.

«C’est un massacre. Le monde doit nous aider»

«Les tirs et les explosions n’ont pas cessé depuis lundi à l’aube. Des chars circulent dans la ville de Deraa, des hommes armés font des descentes dans des maisons et tuent les hommes (…). C’est un massacre, le monde doit nous aider», déclare un autre Syrien, qui ne veut pas révéler son identité.

«L’électricité et l’eau sont coupées. Des tireurs embusqués ont tiré sur les réservoirs d’eau sur les toits pour empêcher la population de les utiliser. Nos familles n’ont même pas de bougies et la nourriture commence à manquer. Le siège est total», affirme un autre Syrien qui refuse également de donner son nom, par peur de représailles.

Une vidéo d’Euronews, filmée par des amateurs, montre la violence et la confusion qui règne dans les échanges

La Syrie aurait fermé le poste-frontière de Ramtha

Des habitants de la ville de Ramtha sont venus voir si la frontière avait été rouverte. Selon des témoins côté jordanien, la Syrie a fermé le poste-frontière de Ramtha côté syrien, à 3 km de Deraa, une version démentie par Damas.

«La frontière jordanienne est ouverte normalement, toute personne peut sortir de Ramtha. Nous n’avons pas d’informations concernant le poste-frontière de Deraa», affirme à l’AFP l’un des officiers du poste-frontière.

Mais les personnes ayant tenté de se rendre à Deraa depuis lundi après-midi ont été refoulées, et des témoins ont fait état d’arrestations de Syriens à ce poste-frontière. «Nous avons entendu des explosions très tôt ce matin en provenance de Deraa», affirme Ahmad qui, à l’instar de 2.000 Jordaniens de Ramtha, fait du commerce avec Deraa, où il se rend deux fois par semaine.

L’armée jordanienne déployée pour «empêcher les infiltrations»

L’armée jordanienne s’est déployée sur les collines de Tarra, al-Chajara, Amrawa et Zounayba, qui surplombent la vallée, «pour empêcher des infiltrations», affirment des habitants de Ramtha. Des témoins ont également évoqué des tirs sur la route entre les deux pays.

Lundi, un chauffeur jordanien a transporté en Jordanie un Turc qu’il avait trouvé sur la route, grièvement blessé par balles.

Des voyageurs ont aussi évoqué la mort d’un Jordanien et de sa fille sur la route, côté syrien. Le porte-parole de la police jordanienne n’a pas été en mesure de confirmer cette information.

Le poste-frontière de Jaber ouvert normalement

A Jaber, 25 km plus loin, un autre poste-frontière était ouvert normalement avec la ville syrienne de Nassib. Seules quelques voitures entrent en Jordanie, mais des dizaines de poids-lourds se rendent en Syrie transportant des marchandises à destination de la Syrie, du Liban ou de la Turquie.

«Hier (lundi), des chars sont entrés dans la banlieue proche de Deraa, à Karak Charki. Des tirs nourris ont commencé à 05H00 et ont duré plus de sept heures», déclare à son arrivée un Syrien qui compte se rendre au Koweït.

«Dans notre voisinage, un homme est mort et cinq autres ont été blessés. Les gens sont terrés chez eux, il y a des tireurs embusqués partout, habillés de noir. Et la nuit tombée, ils sont invisibles car il n’y a pas d’électricité», dit-il.

LA PROCHAINE REVOLTE DU PEUPLE IRANIEN SERA PLUS SANGLANTE

26 avr

Source : soliranparis.wordpress.comen ligne le 25 avril 2011

 

 

Naqdi le commandant en chef de la milice Bassidj’i avoue a demi mots que la prochaine révolte en Iran sera beaucoup plus complexe

Naqdi le commandant en chef criminel, de la milice Bassidj’i, vient de faire une annonce sur l’agence de propagande médiatique du régime Fars news, disant a demi mots que la prochaine crise, et les prochaines vagues de révoltes en Iran, seront beaucoup plus complexes, et dures a gérer, que celles des révoltes qui on suvi les elections contestées du 12 juin 2009

Selon les médias contrôlés par le gouvernement, prenant la parole lors d’une réunion d’un certain nombre de hauts fonctionnaires de la milice Bassidj’i . Naqdi leur commandant supérieur à fait cette déclaration

« La crise de 2009 que l’ennemi avait prévue depuis décennies, a été une épreuve difficile … Toutefois, il faut savoir que le tissu et la structure des crises prochaines sera différent de ce que nous avons vu en 2009 dans la prochaine crise, la situation sera très sombre et il sera très difficile de distinguer le vrai du faux »

C’est donc un aveu même s’il est en demi teinte et fait avec des demi mots, du chef de la milice Bassidj’i , qu’il à presque compris, que les révoltes, et les protestations ne sont pas prétes de s’éteindre en Iran, c’est la premiére fois qu’un officier supérieur de cette milice du régime, responsables et coupables d’exactions contre le peuple Iranien, expose des doutes en public, et sur une agence médiatique du régime.

Naqdi fait pourtant parti des plus violents , des membres des forces répressive, proche de la ligne des ultra conservateurs, il faut rappeller que Khamenei à étendu les prérogatives des Bassidj’is ces derniers mois. allant jusqu’a offrir aux forces répressives de la milice Bassidj’i la charge de controller les médias et l’internet iranien en particulier.

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